Les événements de 1968 marquent un tournant : la France se sécularise, toutes religions confondues.
Pour notre Église “canal historique” habituée aux assemblées portées par le souci d’une reconnaissance identitaire, c’est l’occasion d’un salutaire retour aux sources avec de petites assemblées réunies par de réelles convictions. Les deux courants réformé (calviniste) et luthérien de ce canal historique se réunissent en 2013 pour former notre Église actuelle : l’Église Protestante Unie de France.
Dans les grandes villes : des temples en rond
Ce retour aux sources se matérialise dans les grandes villes par un retour à l’architecture circulaire des temples de la Réforme : à gauche le temple de Champigny (calviniste), inauguré en 2024 – et à droite le temple de Noisy le Grand (luthérien), inauguré en 2021. L’accent est mis sur le partage de la Parole dans le dialogue. Une différence architecturale marquée avec les megachurches évangéliques : ici une photo de la salle d’Impact Centre Chrétien à Croissy-Beaubourg où l’accent est mis sur la louange et le message du prédicateur.
Dans les villes plus petites : la proximité
Dans les villes plus petites, les nouvelles structures privilégient la proximité : par exemple, en bas à gauche, l’acquisition d’une boutique en centre-ville à Bar-le-Duc.
En dissémination, Églises de maison et nouvelles technologies
À la campagne, la proximité se décline dans les Églises de maison et les rassemblements temporaires. La photo du haut représente une Église de maison dans le Haut-Jura, et celle du bas, le rassemblement jeunes du Grand Kiff à la Force en Dordogne en juillet de cette année.
Cette dissémination appelle une mise en réseau et une adaptation aux modes de communication de notre époque. Nos activités 2025-2026 font le pari de conjuguer la convivialité et la technologie pour concilier les contraintes de distance, d’emploi du temps et de ressources avec notre vie d’Église.
